Fête des mères : Poeme pour maman

Voici une petite sélection de poèmes pour dire je t’aime, pourremercier, pour câliner, pour rendre hommage à sa maman

Maman je te donne

J’entends au-dessus de moi dans les cieux
Les anges qui murmurent entre eux.
Ils ne peuvent trouver de mot d’amour plus grand
Que celui-ci : Maman

Edgar Poe (1809-1849)

À notre mère
« Oh! l’amour d’une mère! Amour que nul n’oublie !
Pain merveilleux qu’un Dieu partage et multiplie !
Table toujours servie au paternel foyer !
Chacun en a sa part, et tous l’ont tout entier ! »

Victor Hugo (1802-1885)

 

Il y a plus de fleurs

Pour maman dans mon cœur

Que dans le monde entier

Plus de merles rieurs

Pour maman dans mon cœur

Que dans tous les vergers

Et bien plus de baisers

Pour maman dans mon cœur

Qu’on en pourrait donner.

Maurice Carême (1899-1978) 

 

J’aime ma mère

J’aime ma sœur
Pour ses yeux clairs,
J’aime mon frère
Pour sa candeur.
J’aime mon père
Pour sa douceur
Et je ne dois
Sûrement pas
Dire pourquoi
J’aime ma mère.
Je me demande
Même parfois
Si je ne l’aime
Pas plus que moi.
N’est-elle pas
La vraie lumière
Qui nous éclaire,
Ma sœur, mon frère,
Mon père et moi ?

Maurice Carême (1899-1978) 

 

Tout peut s’user.
Mais moi, je connais quelque chose
Qui ne peut pas s’user.
C’est la joue de maman
Qui reçoit des baisers de son enfant
Maurice Carême (1899-1978) 

 

Te remercierai-je…

Te remercierai-je jamais assez
De m’avoir mis au monde
Et de m’avoir donné
Tant d’arbres à aimer,
Tant d’oiseaux à cueillir
Tant d’étoiles à effeuiller,
Tant de mots à faire chanter,
Tant de coeurs à comprendre,
Tant de jeunes filles à entendre,
Tant de mains d’hommes à serrer
Et une âme de petit enfant
Qui me demande à l’existence
Qu’un peu de brise pour son cerf-volant.

Maurice Carême (1899-1978) 

Maman

J’ai de toi une image
Qui ne vit qu’en mon cœur.
Là tes traits sont si purs
Que tu n’as aucun âge.

Là, tu peux me parler
Sans remuer les lèvres ;
Tu peux me regarder
Sans ouvrir les paupières.

Et lorsque le malheur
M’attend sur le chemin,
Je le sais par ton cœur
Qui bat contre le mien.

Maurice Carême (1899-1978) 

 

Mère

Tu es belle, ma mère,
Comme un pain de froment.
Et, dans tes yeux d’enfant,
Le monde tient à l’aise.

Ta chanson est pareille
Au bouleau argenté
Que le matin couronne
D’un murmure d’abeilles.

Tu sens bon la lavande,
La cannelle et le lait ;
Ton cœur candide et frais
Parfume la maison.

Et l’automne est si doux
Autour de tes cheveux
Que les derniers coucous
Viennent te dire adieu.

Maurice Carême (1899-1978) 

La mère

Merles, chantez ! Voici ma mère.
Fleurissez tant que vous pouvez,
Les lilas et les cerisiers !
Soleil, faites votre lumière
Plus bondissante qu’une eau vive !
Courez, le vent ! Ma mère arrive ;

Regardez comme les carreaux
Rient de refléter son image
Juste au moment où le sureau
Encadre de fleurs son visage !
Regardez comme la cuisine
Pour la recevoir s’illumine !

Ouvrez toutes grandes les portes.
Dépêchez-vous, que l’on apporte
Ici les fruits, le meilleur vin
Et toutes les fleurs du jardin.
Voici ma mère maintenant
Dans la maison de son enfant.

Maurice Carême (1899-1978) 

 

Après un si joyeux festin,
Zélés sectateurs de Grégoire,
Mes amis, si, le verre en main
Nous voulons chanter, rire et boire,
Pourquoi s’adresser à Bacchus ?
Dans une journée aussi belle
Mes amis, chantons en ” chorus “
A la tendresse maternelle. (Bis.)

Un don pour nous si précieux,
Ce doux protecteur de l’enfance,
Ah ! C’est une faveur des cieux
Que Dieu donna dans sa clémence.
D’un bien pour l’homme si charmant
Nous avons ici le modèle ;
Qui ne serait reconnaissant
A la tendresse maternelle ? (Bis.)

Arrive-t-il quelque bonheur ?
Vite, à sa mère on le raconte ;
C’est dans son sein consolateur
Qu’on cache ses pleurs ou sa honte.
A-t-on quelques faibles succès,
On ne triomphe que pour elle
Et que pour répondre aux bienfaits
De la tendresse maternelle. (Bis.)

Ô toi, dont les soins prévoyants,
Dans les sentiers de cette vie
Dirigent mes pas nonchalants,
Ma mère, à toi je me confie.
Des écueils d’un monde trompeur
Écarte ma faible nacelle.
Je veux devoir tout mon bonheur
A la tendresse maternelle. (Bis.)

Alfred de Musset (1810-1857)

A ma mère

Lorsque ma sœur et moi, dans les forêts profondes,

Nous avions déchiré nos pieds sur les cailloux,

En nous baisant au front tu nous appelais fous,

Après avoir maudit nos courses vagabondes.

Puis, comme un vent d’été confond les fraîches ondes

De deux petits ruisseaux sur un lit calme et doux,

Lorsque tu nous tenais tous deux sur tes genoux,

Tu mêlais en riant nos chevelures blondes.

Et pendant bien longtemps nous restions là blottis,

Heureux, et tu disais parfois : O chers petits !

Un jour vous serez grands, et moi je serai vieille !

Les jours se sont enfuis, d’un vol mystérieux,

Mais toujours la jeunesse éclatante et vermeille

Fleurit dans ton sourire et brille dans tes yeux.

Theodore de Banville (1823-1891)

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